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Interview d’Orelsan

Orelsan : « Toujours prendre un maximum de recul »

Véritable phénomène de société, le rappeur Orelsan garde les pieds sur terre et entend bien continuer à jouer la carte de l’authenticité. Son concert le 19 octobre prochain (21 heures) à l’Espace Malraux promet d’être « chaud ».

Vous êtes avec Sexion d’assaut, le rappeur en vogue du moment. Pensez-vous que vous avez un rôle à jouer auprès de la jeunesse d’aujourd’hui ?

Je ne sais pas trop. Mon but premier est de divertir mon public. De continuer à faire des chansons qui plaisent. Il y a forcément des messages qui passent même en filigrane mais je ne me considère pas comme un « grand frère ». La musique est quelque chose de naturel. À la limite si je devais passer un message ce serait celui de prendre toujours un maximum de recul par rapport aux événements quels qu’ils soient.

Vous avez un style atypique dans le milieu du rap en mélangeant l’influence des « manga » dans vos clips et des textes sans concession sur le quotidien. Êtes-vous le symbole de l’évolution moderne du rap ?

Déjà j’aimerais bien m’inscrire dans la continuité du rap français, ce serait bon signe (rires). Mon style n’engage que moi. C’est un mélange des expériences qui ont façonné l’homme que je suis aujourd’hui. Il faut rester authentique pour être crédible. J’écoutais beaucoup de rock étant jeune, lisais et regardais des mangas, jouais au basket etc. Chaque existence est unique. Par exemple l’univers du manga et notamment le style de narration me plait beaucoup. Voilà pourquoi on retrouve des références dans mes clips ou textes.

Vous avez remporté deux victoires de la musique dernièrement avec votre album « le chant des sirènes ». Que représentent pour vous ces récompenses ?

Je prends ça comme un bonus. Le prix de révélation du public est lourd en symboles car c’est sur internet que j’ai démarré. C’est une manière de rendre hommage à ceux qui me soutiennent depuis le début. Le prix « album rap ou musiques urbaines » fait plaisir car ce sont les professionnels qui ont voté. Comme j’ai reçu de bonnes critiques depuis le début de ma carrière je prends ça comme la preuve que j’ai confirmé. C’est toujours positif.

Vous avez des clips toujours très imaginatifs. Quelle importance accordez-vous à l’image ?

Autant d’importance qu’au son. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait connaître. Le clip doit servir la chanson pour créer une œuvre complète. J’aime utiliser différents tableaux pour illustrer les paroles. Parfois j’inverse les choses en partant des images pour créer une chanson mais c’est plus rare. Désormais il y a une attente concernant mes clips et c’est ce qui me donne envie de repousser les limites.

Vous avez collaboré avec Benjamin Biolay, Disiz et Sinik. De quel duo rêvez-vous désormais ?

Je ne rêve pas forcément d’un duo avec un artiste international car je suis pas fan. En revanche travailler avec un producteur comme Timbaland, ou Kanye West me plairait énormément, histoire d’élargir mon horizon.

À quel type d’accueil vous attendez-vous à l’Espace Malraux de Six Fours ?

Je suis déjà venu dans le Var et comme le public est assez « chaud » et démonstratif cela devrait être vraiment sympa.

An D

Et si j’étais…

Un personnage de manga : Sakuragi de « Slam Dunk » un mélange de deux de mes passions le basket et le manga.

Un plat auquel vous ne pouvez résister : Des pâtes japonaises appelées « Udon ». Un vrai délice.

Une femme mais pas la vôtre : C’est très difficile mais je dirais Ségolène Royal. On avait eu une « prise de bec » il y a quelques années alors, dès que je peux je parle d’elle.

Un artiste : Nototorius Big, une référence.

Un sportif : Michael Jordan bien sûr le plus grand basketteur de tous les temps

Une chanson : « As » de Stevie Wonder que je trouve magnifique à tous les niveaux

Un autre rappeur : André 3000 le fondateur du groupe Outkast, je l’admire beaucoup.

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